12. Par Horus, demeure… Installations art-chéologiques de Michaël Jasmin

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PAR HORUS, DEMEURE..

Pour sa douzième exposition, la Galerie Marassa Trois boulversera ses habitudes pour accueillir les toutes dernières installations art-chéologiques de Michaël Jasmin…

Vernissage mercredi 27 mai 2009, de 18h à 21h.
Exposition jusqu’au 3 juillet.

Faisant suite au travail exposé, ce mois de janvier 2009, à l’Espace Beaureaire, qui se placait, quelque part « entre art et science », « au croisement de la recherche et de la création » (pour mémoire: Man-hattan Journey; Flux périphériques »; »D’une nuit à l’autre ») et où les références étaient « issues de recherches paléontologiques et archéologiques vérifiables, mêlant performance, parcours archéologique et « chasse au trésor » chrono-visuelle », ce nouveau travail reprend les éléments de happenings antérieurs (Cour du Maroc, ……..), connus de quelques rares initiés… L’exposition à la galerie permettra donc un « cours de rattrapage » aux absents de ces fouilles…

« Depuis maintenant quelques décennies », écrit Michaël Jasmin dans sa contribution à Imaginaires archéologiques (Cahiers d’Ethnologie de la France n°22, Claudie Voisenat éd., Paris 2008: Editions de la Maison des Sciences de l’Homme), « des artistes se rattachant à la scène contemporaine inscrivent les ruines et la mémoire au coeur de leurs travaux. Ce thème s’impose avec une telle présence au sein de l’art actuel que leurs recherches ne peuvent être tenues pour simplement anecdotiques. Le rapport à la matière, au passé, et plus encore l’usage de pratiques archéologiques à la symbolique forte connaissent une place de plus en plus remarquable dans les travaux d’artistes contemporains tels que Cho Duck-Huyn ou Marc Pessin. L’archéologie se voit ainsi directement interpellée sur son fonctionnement, ses parti pris méthodologique ou théorique, au travers des histoires réelles ou fantasques que ces créateurs donnent à voir. Il ne semble poutant pas y avoir de compromis possible entre des approches radicalement différentes, chacune se penchant sur des temps distincts: l’archéologue retrouve ce qui est issu du passé, alors que l’artiste crée, invente de toute pièces. Dans quelle mesure ces pratiques créatrices contemporaines auraient-elles donc à avoir avec l’archéologie? Quelles sont les articulations qu’il serait possible, voire souhaitable, de développer entre ces deux domaine peu habitués au dialogue? » (…) « L’archéologue travaille autour de l’idée de la perte. (…) L’archéologie , s’incrivant par ses recherches et découvertes dans une formulation « scientifique » du monde, elle tente d’en comprendre les fondements et les origines. »(« Palimpsestes pessinois: L’archéologie entre invention et création » in: Imaginaires archéologiques, pp. 197-208.)

Né en 1968, Michaël Jasmin vit et travaille entre Paris, New York et Jérusalem.
L’artiste travaille sur site : il a réalisé de 2004 à 2008 des créations sur friches (à Paris) et sur site naturel (en Italie). Il intervient également sur sites archéologiques en cours de fouilles. Par ailleurs, son travail photographique a été exposé au sein de plusieurs espaces d’art contemporain en France (dans le cadre des Journées du Patrimoine, entre autre) et à l’étranger. Ses vidéos ont été montrées à Paris (Nuit Blanche off 2007) et New York (DTW New-York, avril 2006 ; Urban Voices, 3Leg Dog, Manhattan, juillet 2005). En novembre-décembre 2007, il a été reçu en résidence à I-Park (Connecticut, Etats-Unis) pour une création sur site, The Fabric of Time. Il tient le premier rôle de La légende de Syméon (2008), un film d’auteur écrit et réalisé par Manuela Morgaine.

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